Partagez | .
 

 Bloodflowers (Bérix)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

berix vladix

avatar

MessageSujet: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:17

Salomé Vladix a écrit:


toujours, jamais.


C'est toujours aux belles personnes que je me cogne. Je dessine des larmes dans leurs yeux, je les emmène dans ma nuit incessante. Leur fait découvrir toutes les brûlures qui me parsèment, les partagent avec eux. Je les vois perdre leurs sourires. La lueur du soleil paraît moins forte car la tristesse est plus gourmande que la quiétude des jours heureux. J'aurais aimé pouvoir respirer les nuages éthérés et rêver aussi bien que je danse sur les maux. J'aurais aimé pouvoir nourrir au lieu d'assécher. Être une maman, n'était-ce pas censé être lumineuse, chaleureuse ? Longtemps, j'ai préféré être une ombre dans son esprit, une vague illusion qu'il embellissait avec une photographie usée que son père lui avait donné. Je devais certainement être plus belle à cette époque. Lorsqu'il rêvait d'avoir la figure maternelle. Vivre avec était différent.

La réalité est toujours différente.

Et pourtant, le viscéral reste inchangé. Les disputes me déchirent toujours avec autant de violence et les retrouvailles tendres effacent tout aussi rapidement les adieux amers. Mes cris ne sont pas assez authentiques pour que je puisse me détacher. Ce sont mes larmes qui me l'ont fait comprendre. Mes larmes et la pudeur de vouloir le récupérer et le garder auprès de moi comme s'il était encore minuscule, dans mes bras après avoir ouvert les yeux pour la première fois.

Seulement Bérix avait grandi. Sans personne, il avait tissé son esprit avec les miettes de souvenirs qu'on lui avait laissé. Le nourrisson que j'avais laissé n'était plus là. Il était devenu homme ou presque. Hésitant entre le vide attirant du monde et le cocon d'une famille soudainement reconstituée. Ça me semblait ironique. Est-ce qu'il pensait la même chose ? Je n'étais sûre de rien. Mes mouvements étaient maladroits avec lui. Du moins, ils le sont devenus avec le temps pour diverses raisons. Parfois futiles, parfois importantes.

L'essentiel n'était pas dans les doutes que je pouvais avoir. Il était dans sa présence auprès de nous. Aussi silencieuse qu'elle pouvait être parfois, cela me rassurait quelques fois. Lorsque mes peurs décidaient de déambuler en moi pour brûler mes veines. Il était là. Alors qu'il pourrait être ailleurs. Il nous laissait une chance de réessayer et je me demandais combien de temps cela allait durer.

Car je ne pourrais pas le retenir dans ses envies d'évoluer, de nous quitter. Et je sais qu'un jour ou l'autre, le temps reprendra ce qui lui est dû. Mais pour le moment, je pouvais entendre sa voix, le voir bouger. Passer du temps à l'observer. Et ça, ça valait tout au monde.

Il passait beaucoup de temps avec Véga en ce moment alors en le trouvant seul, j'en ai profité pour m'asseoir à côté de lui.

T'es pas avec ta sœur ?
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:17

toujours, jamais.


Tout me semblait abstrait, les tremblement du sol, les murs qui vibres et mes tympans qui chauffent. Le vécus était abstrait, lourdement flou presque incohérent, sans logique, sans doute.  J’ai décidé d’accepter, de capituler devant les coup de manque d’ocytocine quand je devais avoir sept ans. J’ai écouté mon père, compris que c’était ainsi et que c’était le mieux, que c’était sa la vie même s’il y avait ce néant bancal qui tournait le soir en réveillant mon esprit. J’ai abdiqué les traités de frustrations qui se sont présenté dans mon passé, ceux d’un gamin qui était là quelque part au fond de moi.  Je me suis dis que vivre en bradycardie c’était la normalité, la lenteur éphémère qui tourne quand j’allume une cigarette. C’était ça le rythme de la vie. C’était ça le tempo qui devait réguler dans la danse des souffles.  Et pourtant depuis que je suis ici, il m’arrive de faire de la tachycardie ou surement que j’hallucine, ça bat un peu plus fort, plus fort que d’habitude. Un truc comme boom, boom, boom, boom en continu.  

Il y a eu de la colère dans mes pupilles, des l’acides sur mes lèvres et je sais plus trop si je suis désolé ou non, car ça devait sortir a un moment donné même si c’était pas justifier.

Et puis les sirènes dans ma tête ce sont calmé, apaisé par ce que je ne sais quoi qui ce trouve quelque part alors je me suis dit vas-y plonge, même si je sais pas nagé dans ses eaux là.  Je sais pas ce que c’est l’amour et pourtant je pense que ça se trouve ici dans ses murs c’est pour ça que j’y reste, je mets sur les berges de cette pièces que j’observe.

Silencieusement.

De peur de tout brisé encore par des mots ivres de la colère passé. Passé, terminé. C’était idiot, je le savais pourtant ça m’effrayait d’être ainsi. Je me ressemblais pas à tenir des propos provoquant, des propos douloureux et piquant.

J’imaginais des caresses imaginaire lorsque j’en avais besoin et c’est ce que je faisais pour me calmer encore parfois.

Avec Véga je me sentais bien car c’était nouveau, avec ma mère aussi c’était tout nouveau pourtant j’avais toujours peur de dire quelque chose qui ne fallait pas, quelque chose qui la blesserait et j’en avais pas envie. Je ne voulais pas la percé de troue alors qu’elle avait déjà souffert dans longue vie. Maman est apparu a coté de moi et ça m'a surpris. Je me suis décalé en lui souriant légèrement.

Non elle est partie avec Salazar.. elle aime bien.

J’ai levé les yeux aux ciels ça devait être mon rôle de la protéger et pourtant j’en sais rien si j’en étais capable étant donné que je lui avais déjà fait du mal. C’était difficile d’être entouré quand on y ait pas habituer et je savais que ma mère comprenait aussi ça.

Et toi tu fais quoi ?
 


Dernière édition par berix vladix le Sam 19 Nov - 21:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:17

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.


Nous étions capables d'autre chose. J'avais envie d'autre chose. Ma vie était pleine de blessures et je ne voulais pas que mes enfants le deviennent. Ma maladresse en ce domaine était bien plus qu'évidente mais je sais qu'il avait accès à toute la tendresse dont je pouvais faire preuve. Je sais qu'il peut comprendre sans que je ne parle mais que parler simplifierait tellement les choses. Je refuse qu'on finisse par se haïr pour cause d'incompréhension. Nous venions à peine de nous retrouver mais l'importance de ce que je ressentais pour mes enfants était concrète et bien réelle. Pourquoi m'encombrer de tout ce que j'ai manqué ? Pourquoi ne pas penser à tout ce qu'il me restait à leur offrir ? La culpabilité restera toujours dans mon regard car ils ne méritaient pas de douleur. Ils n'avaient rien fait pour ça. Mais l'amour que j'éprouvais dépassait largement cette tonne atroce de regrets. J'avais simplement peur qu'il ne sache pas nous pardonner. Même s'il a toujours dit comprendre, je sais qu'un enfant abandonné sera toujours blessé d'avoir été seul.

Et je n'arrivais même pas lui reprocher car il reflétait ma peur de l'abandon, mon besoin d'affection et cette anxiété dangereuse qui me pousse parfois au bord du suicide. J'aurais voulu être moins cassée et moins vulnérable à ses mots pour pouvoir prendre le recul et le calmer. Mais la réalité était différente. J'étais tout aussi fragile qu'il pouvait l'être. On désirait pourtant les mêmes choses sans pour autant parvenir à les atteindre avec aisance. En prenant place dans le canapé, j'ai pris sa main dans la mienne en lui souriant. Comme si un sourire pouvait ensevelir toutes les douleurs que j'ai pu causé. C'était un peu stupide, d'une pudeur tacite mais c'était là et le contact de sa peau me faisait du bien. Il m'a dit que sa sœur était partie avec Salazar et qu'elle aimait bien passer du temps avec lui. Je l'ai observé lever les yeux au ciel en riant un peu.

T'es pas content pour elle ? C'est chouette qu'elle découvre ce qu'il y a autour d'elle. T'as pas envie d'aller avec ?

Du moins, c'est ce que je pensais. Ça me faisait plaisir de la voir s'émerveiller de tout, d'avoir envie d'apprendre et d'estimer chaque chose à sa juste valeur. Elle était douce et j'avais confiance en Salazar pour lui apprendre un peu la vie et tout ce qui la remplit en faisant attention à ce que ce soit cohérent à son rythme. Peut-être que Salazar pourrait apprendre des choses à Bérix tout autant qu'il a su le faire avec d'autres. Puis il m'a demandé ce que je faisais.

J'ai envoyé les dessins à tatouer à Tanvi pour qu'elle puisse s'occuper des clients. Puis j'ai eu envie de venir discuter avec toi. Ça te dérange pas ?
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:18

toujours, jamais.


Une grande tristesse m’envahie en me rendant compte que je voulais surement gagner des minutes, des heures, des seconds pour ne pas déclencher par des mots maladroits une guerre qui ouvrirez des blessures. Une impression délicate d’être plongé dans les eaux du délicat. Je ne voulais pas provoquer d’étincelle. Ce qui me rendait triste, c’était cette peur.  Je ne voulais pas chercher à savoir comment je pouvais me défendre, comment je pouvais essayer de ne pas prendre ses regards qui sont déchiré, plein de regrets sur mon existence avec cette colère qui voulait m’évacuer de sa vie. Je restais donc discret, sans faire de vague ce comportement paroxal que je comprenais pas tellement. Je fuyais tout en étant despérément ici, en voulant l’être, voulant découvrir. Ça n’avait pas de sens et pourtant c’était ce qui se passait.  D’une pièce à l’autre, je pouvais distinguer les odeurs de la nouveauté. Pour tous. Chacun vivait ici une nouvelle vie et c’était un peu étrange pour chacun même si on ne se le disait pas, on ne se l’affirmé pas a haute voix. C’était une nouveau chapitre que nous venions d’ouvrir dans cette maison. Je contemplais ma chambre comme si j’étais sur un mont en cherchant au loin la sérénité.  À l’horizon mes craintes étaient là, je le savais et puis j’ai respirer profondément.


Je regardais ses mouvements, son sourire adoré. Je n’étais pas habituer a ses attentions là et pourtant je les adorais, a chaque fois, je les découvrais comme une première fois  et les craintes qui nourrissaient mon cerveau passaient comme un nuage. J’ai caressé sa peau lentement avec mon pousse.  Elle me demandait si je n’étais pas content pour elle, j’ai souris en la regardant. Si je suis content pour elle. je l'ai regardé en rigolant du coin de la bouche. Non j’ai pas très envie d’aller avec elle. Ce qui était la vérité. J’aime bien ma façon d’apprendre, je retiens mieux comme ça. Aussi intéressant que soit le maitre, je me sentais trop libre et puis le fait de cherchait était quelque chose de passionnant pour moi alors ça m’enlever tout le plaisir si on m’apportait le savoir au bout des doigts.  Peut-être que ça avait un rapport avec le fait que j’avais dans la famille des explorateurs. Elle me parle son travail et je l’écoute, elle me dit qu’elle a eu envie de discuter avec moi, ça m’a un peu surpris. Je n’avais pas envie qu’il y ait d’orage et pourtant, non je sentais pas l’orage. D’accord tant mieux. j’étais plutôt content qu’elle ait son travail de cette façon. bah bien sûr que ça me dérange.. je suis overbooker tu sais.. matin midi soir.. tu me vois jamais à la maison.. j'ai rigolé parce qu'elle savait que c'était de l'ironie, puis c'était évident qu'elle me dérangeait pas, je voulais t'être un peu la taquiner pour voir sa tête changer aussi.  Non plus sérieusement, tu me déranges pas. Tu veux discuter de quoi ? je suppose qu’il faut savoir saisir les occasions quand elle se présente, je me suis dis que peut-être je pouvais ne pas faire de déluge en étant moi-même.

 
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:18

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.


J'ai le cœur qui tambourine dans ma poitrine. Je l'entends pomper le sang et dans mon ventre, des chatouillements battent des ailes avec violence, comme des milliers de papillons cherchant la fuite. C'est une sensation d'ivresse étrange, une vulnérabilité accentuée par mes hormones en pagaille certainement. Mes humeurs n'étaient d'habitude pas constantes mais en ce moment, ça me semblait plus flagrant qu'avant. J'avais certainement moins de retenue. Mon esprit s'acharnait à libérer mon corps et il s'échappait de mon emprise, de plus en plus. J'étais souvent à la maison, plus à Helsinki qu'à Londres. Car c'est en Finlande qu'est mon futur et à Londres qu'est mon passé. Je flotte entre les deux, cherchant un présent déjà mort puisqu'il incarne l'éphémère. Pourtant, j'appréciais cet instant. Sentir sa main dans la mienne et le voir sourire. Pouvoir me dire que ce moment était à nous. Ce n'était pas grand chose, évidemment. Quelques miettes de quotidien pour bâtir un empire. C'est toujours ainsi, on ne se rend jamais compte de la valeur de la poussière jusqu'à ce qu'on en voit partout. Nos gestes étaient craintifs. Indistincts. J'ai ravalé ma salive en fixant mon regard sur nos doigts qui se frôlent avant de porter mon attention à son regard à nouveau.

En écoutant sa réponse, j'ai hoché la tête. Toujours avec ce sourire stupide aux lèvres. C'était un sourire défiguré par la maladresse mais un sourire quand même. D'accord. De toute manière, je suis certaine qu'elle te racontera. Je l'imaginais déjà à vrai dire. Je pouvais presque me décrire l'excitation de son regard mentalement. J'avais passé la matinée à dessiner sans pour autant me déplacer jusqu'au studio pour tatouer. Je n'avais pas envie d'y aller, du moins pour le moment. Pour diverses raisons alors je travaillais de la maison en me disant que je pourrais toujours changer d'avis. Son ironie m'avait fait rire légèrement, même si je savais que parfois être seul pouvait être bénéfique sans forcément être occupé. La solitude parfois était libératrice. Il a rit à son tour et ça m'a fait plaisir de l'entendre rire.

Je n'avais pas d'intention particulière si ce n'est celle de profiter de sa présence et d'une conversation simple. Nos modes de compréhension étaient différents. Cela me bloquait parfois d'ailleurs car la spontanéité manquait. Pourtant j'aimais discuter avec lui lorsque les choses se passaient calmement. Je ne sais pas trop. Je n'avais pas de sujet précis en tête mais déjà je vais m'excuser pour l'autre fois. Désolée que tu ne m'aies pas comprise. J'aurais pu sortir des arguments, lui démontrer certaines choses mais au final, ça n'a jamais été mon but de savoir qui avait raison ou tort. J'avais agi ainsi par instinct de protection. Sans m'en rendre compte et mes mots n'avaient sans doute pas été assez démonstratifs. Ce n'était pas pour te dicter quoi faire dans tous les cas. Je voulais juste évoquer le sujet et t'informer de ce qui pouvait se passer. J'espère que ça ne nous empêchera pas d'avoir d'autres conversations. Tu sais, je peux t'écouter si tu as besoin.
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:18

toujours, jamais.


Il peut paraitre tellement ordinaire pour certain de partager une conversation dans un canapé avec sa mère et pourtant il m’ait parfois étrange de croire que je suis dans cette dimension, que j’existe ici. C’est une sensation étrange d’avoir le sentiment de vivre. Et pourtant, c’est ma jumelle qui devrait ressentir ça. Est-ce que j’ai vécus une sorte de mort ? je ne sais plus. Les meubles, ces livres, ces pièces sont les nouveaux spectateur de notre vie, de nos respirations présentent, les témoins immobile de nos disputes, de nos moment partager. Je prenais le temps de m’habituer à eux. Bien que tout ça ne soit que des objets sans chair, j’ai le sentiment qu’il y a quelque chose de précieux ici mais qui n’est pas dans les murs et je le sais que trop bien qu’il s’agit de notre union. Il y avait quelques phobies imaginaires qui était nouvelle, qui naissaient maintenant dans mon crâne. Celle de tout perdre. Alors qu’enfant, ses phobies étaient inexistante. Ce genre de chose c’est uniquement lorsqu’on à quelque chose à perdre. Ses affres oubliées me ramenaient souvent à la réalité sans me pincer pour autant. J’étais là présent. J’écoutais ce qu’elle me disait, en essayant de me détendre car il n’y avait pas de quoi ce stresser.

C’était ma mère, elle m’avait faite. Je la regardais avec attention. Elle semblait être contente que Véga soit a nouveau dans sa vie et sa me faisait plaisir qu’elle profite de sa fille. Oui, elle me dit déjà tout ce qu’ils font a chaque fin de journée elle s’installe sur le bout de mon lit, elle me raconte et elle s’en va. Quand elle le faisait, je me sentais un peu comme son journal intime. Un jour peut-être je ne le serais plus et elle écrira dans un journal, ou sans.  C’est pas grave. Ça ne l’était pas puisque c’état du passé de toute façon mais ça me faisait du bien d’entendre qu’elle s’excusait de m’avoir mit dehors. J’aurai pas du non plus dire ce que j’ai dis. mais c’était plus fort que moi, me transformé en monstre parce que ça allait trop loin. j’ai pas l’habitude qu’on me dit quoi faire ou qu’on essaie de me prévenir tout ça. Je jugeais pas Mai, j’étais parfaitement conscient qu’elle était abimé et je ne lui demandais rien, qu'elle soit elle même. C’était mes relations privés. Tu as voulu me protéger. J’ai caresser avec lenteur sa main. J’ai pas l’habitude de ça. C’était vrai, je n’en avais pas l’habitude. C’est une chose presque inconnus pour moi.Je m’étais pas senti en danger je craignais rien, c’est pour ça que ma réaction avait été virulente. C’est du passé, t’en fait pas.

 


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:18

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.


Je ne m'excusais pas pour avoir tenté de lui parler de Mai et de la situation. Je m'excusais surtout pour le fait de l'avoir mis dehors avec autant de virulence. Ce n'était pas dans mes principes. Mais j'imagine qu'il avait été beaucoup trop loin dans sa façon de s'exprimer pour que je puisse être tolérante. Je me souviens avoir été vers lui calmement, je me souviens aussi ne pas avoir été la première à m'exprimer de manière agressive. Le problème étant que je rejette toutes formes d'agressivité sans exception. Ça réveillait les secousses de mon passé et je n'avais pas vraiment de contrôle là-dessus. Il suffit qu'on me pousse pour que je parte au quart de tour, simplement à cause de l'anxiété que ça diffuse en moi. Peut-être que s'il avait été présent lors des situations qui m'ont rendu ainsi, il me comprendrait un peu plus. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Et j'imagine qu'il est loin de s'imaginer ce genre de choses. J'avais regretté la tournure qu'avait pris les choses. Je m'étais sentie coupable d'avoir été jusque là et en même temps, je me disais que j'aurais pu faire pire, que j'étais parvenue à me contenir tout simplement parce qu'il s'agissait de mon fils. Ça n'avait pas été le cas avec Sinead. Elle était au mauvais endroit au mauvais moment. Et de ça aussi, je m'en voulais énormément.

Pour qu'on puisse tenter de communiquer à nouveau, je voulais repartir sur de bonnes bases en m'excusant de cette attitude. J'aurais simplement pu lui dire d'aller dans sa chambre mais tout cela avait été trop viscéral, j'imagine pour que je me maîtrise pleinement. C'était assez triste de se dire que nous n'étions pas écouté et qu'on transformait nos mots en quelque chose qu'ils n'ont jamais été. Ça m'était insupportable. Bérix est jeune, Mai est pleinement adulte. Elle a de l'expérience et est pleinement consciente de ce qu'elle fait. Je n'avais pas envie qu'il devienne un de ces garçons de passage avec qui je l'ai vue traîner plus d'une fois. Il méritait beaucoup plus et c'est bien parce que je suis sa mère que je pense ainsi. Depuis la dispute, de l'eau avait coulé sous les ponts. Les choses étaient devenues plus calmes et j'en étais contente. Je ressentais moins de difficulté à lui parler en ce moment qu'il y a quelques jours alors j'imagine qu'on pouvait considérer cela comme un progrès. On discutait de Véga, du fait qu'elle se plaisait à apprendre. J'étais contente que les choses se passent aussi bien entre eux. C'était rassurant aussi.

Lorsque je me suis enfin excusée, il m'a dit que ce n'était pas grave. Il comprenait aussi que j'avais simplement voulu le préserver du mal qu'il aurait pu avoir. Qu'il n'en avait pas l'habitude et que c'était du passé. Je l'ai pris contre moi pour le câliner parce que c'était important pour moi qu'il comprenne que je n'avais pas de mauvaises intentions. Ce n'était simplement pas le bon moment pour en parler, je suppose. Je n'ai pas vraiment l'habitude non plus. En fait, je n'en avais pas conscience quand je t'en ai parlé. Ça m'a juste trotté dans la tête et voilà. Un peu comme un pressentiment, un sixième sens qui me poussait à m'inquiéter démesurément. Je me suis remise à ma place en caressant ses cheveux, un peu plus détendue cette fois. Je ne voulais pas te faire de peine en plus. Je voulais juste qu'on en parle et que tu me dises ce que tu en pensais. Mais ça n'arrivera plus, j'aurais dû m'abstenir.
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:19

toujours, jamais.


Bien que ma relation avec ma mère ne soit pas parfaite, j’étais content d’en avoir une, une réelle, pas une qui ne se joué que dans ma tête. J’étais content d’apprendre à la connaitre mais je ne savais pas comment m’y prendre, je me trouvais maladroit. Je voulais bien faire contempler nos échanges et en posséder de plus positif avec elle. C’est ce que l’introspection que j’effectuais souvent me disait. Quand elle m’a serré contre son corps, je me suis blottie quelques instant, me laissant aller un peu pour revenir de façon normal. Le temps d’un instant dans ses bras j’ai senti un bien être m’envahir. Elle voulait rediscuter de ce qui c’est passé. Oui j’ai pas compris sur le coup. Je sais pas vraiment non plus j’ai des difficultés dans ce genre de relation aussi alors je comprenais et je lui en voulais pas non plus. C’était dit. «  avoir des difficultés » c’était un raccourcie pour moi car tout ça semblait très flou; un flou réellement artistique pour le coup. D’accord, merci d’avoir voulu faire ça. même si je n’avais pas compris tout ça, c’était gentil de sa part d’avoir voulu me protéger. Je ne pouvais pas comprendre ses choses réellement car je ne l’ai avais jamais vraiment vécu avant.  Personne ne m’avait jamais dit quoique ce soit en réalité, j’avais toujours fait selon ce qui me semblait être bien. Je me prenais pas non plus vraiment l’esprit alors j’ai été très surpris oui et l’incompréhension m’a rendu irritable.


J’espérais que les choses iraient mieux qu’elle oublierait peut-être. J’ai senti sa main dans mes cheveux et ça me plaisait, j’ai pris son autre main pour y continuer les caresses. Parfois je suis un peu perdu sur comment faire avec vous. Je connais pas bien ma place. Véga est plus doué que moi. J’étais perdu entre les ages, c’était un peu comme si toute mon adolescence je l’avais vécu adulte. Sans vouloir en faire trop ni pas assez c’était juste exacte. Je n’étais pas du genre a regarder en arrière, juste a vivre l’instant présent, mais peut-être un peu trop car je me perdais sans savoir réellement ce qui ce passer. J’aime bien être ici tu sais. La maison, ça ressemble a un nouveau départ. s’en est un, je savais qu’elle savait ce que je voulais dire.

Dès que je l’avais rencontrer, j’avais su que je ne voulais pas regarder en arrière juste en avant ou sur l’instant. Je ne les jugeais pas responsable pour avoir été a l’orphelinat dû moins je ne ressentais pas de colère proprement parler, ce n’est que lorsque des disputes que je reçois les douleurs de notre abandon. Et c’est étrange comment il se diffuse en moi de façon colérique. J’ai la sensation d’être deux.
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:19

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.


Il était sûr que mon cœur s'encombrait aisément lorsqu'il s'agissait de ma famille. Cela a toujours été un point sensible. L'assurance incontestable de me voir vaciller. Lorsque j'ai su que j'allais rencontrer Bérix, les mots m'avaient manqué. C'est lui qui m'avait aidé, qui avait su m'apaiser aussi. Souvent, je manquais de ces retrouvailles fragiles et précieuses. Les choses étaient plus simples, plus douces. Depuis, on s'était blessé. Sans comprendre nos comportements, laissant déferler les questions sur comment évoluerait notre futur. Tout comme lui, j'avais la peur au ventre. De fissurer ses attentes, de ne pas parvenir à combler la tonne de vide que son père et moi avions laissé. On passait tellement de temps à s'en faire et à s'en vouloir que les difficultés face à nos enfants persistaient. J'étais bien consciente que Bérix était doté d'une indépendance non discutable. Pourtant, je voulais qu'il soit mon fils aussi. Qu'il puisse comprendre qu'il avait un toit et de l'amour à prendre s'il le désirait. Nous étions certes peu habiles en matière d'éducation mais la pureté de nos sentiments n'est jamais aussi solide que lorsqu'il s'agit de nos enfants.

Je l'ai pris contre moi comme pour rattraper un peu le temps. Et mes craintes se diluaient si facilement lorsque le contact de sa main revenait voler des caresses. Ma voix n'osait pas toujours le dire mais avoir mon garçon auprès de moi valait bien plus que n'importe quel discours. Le déchirement était loin. Les souvenirs morbides ne sont plus assez forts pour me distraire. Lorsque je passe mon temps à le câliner, tout le reste autour n'a plus vraiment d'importance. Cependant la distance est revenue pour qu'on puisse parler, nos mains restaient tout de même accrochées l'une à l'autre. Il me disait qu'il n'avait pas compris sur le coup, qu'il ne savait pas et qu'il ne lui en voulait pas. Mes sourcils se sont froncés parce qu'il avait l'air d'être dans l'incompréhension. Donc tu ne sais pas si vous étiez ensemble ou pas ? J'étais curieuse car si c'était réellement le cas, je m'étais complètement plantée sur la situation. Dans mon esprit, vous étiez ensemble, tout ça. Je parlais sans jugement. C'est juste que je l'avais vue à ses côtés pour finalement ne plus être là. Et je m'étais inquiétée pour lui car je les pensais ensemble.

Il me remerciait d'avoir voulu agir ainsi mais j'ai secoué la tête. Non, ne me dis pas merci. Je n'ai pas réussi à tout saisir. Je n'aurais pas dû m'en mêler comme ça alors que je ne me fiais qu'à des suppositions sur votre relation. J'étais contente qu'il n'ait aucune rancœur envers cette fille car cela signifiait qu'il ne s'acharnait pas pour rien. Ma main s'est glissée dans ses cheveux pour les caresser pendant notre conversation. Et il m'avoua ne pas savoir comment faire avec nous par moment. J'ai souri en me rapprochant un peu pour lui refaire un câlin. Si ça peut te rassurer, on ne sait pas trop non plus mais on essaie. Je me dis qu'à force d'essayer, on va sûrement y arriver un jour. Du moins, c'est ce que j'espérais en mon fors intérieur. Aussi, le fait qu'on parvienne à se réconcilier à chaque fois que l'on se dispute en famille me donne de l'espoir pour la suite. Puis tu sais, ton père s'échappe moins ! Il reste tout le temps à la maison maintenant, ou du moins pratiquement tout le temps. J'ai dit ça en souriant un peu. On ne s'en rendait pas compte au quotidien mais moi, je pouvais le voir. Je l'ai regardé en l'écoutant me dire qu'il aimait être ici et que ça ressemblait à un nouveau départ.

Ça me touchait qu'il me dise cela car j'avais peur qu'il ne se sente pas bien avec nous. Mes doigts jouaient avec ses cheveux doucement, j'étais vraiment rassurée par ces mots-là. Oui, c'en est un. On revient de loin. Je suis fière de vous tous pour être ici et avoir été aussi courageux.
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Sam 19 Nov - 21:19

 

toujours, jamais.




Ma cousine Jon m’avait beaucoup rassuré sur certain aspect de la famille, sur certain aspect de la vie. Elle me montrait les possibilités. Qu’il était possible de grandir et de guérir des blessures du passé afin de construire plus beau, plus grand. Je me doutais bien que ce qu’elle avait réussi a construire, sa famille ne s’était pas fait dans la douceur la plus total. Elle m’avait parler des douleurs qu’elle avait traversé et au fond c’est ce qu’on vivait à notre tour. Chaque naissance avait son lot de douleur, autant pour la mère que pour l’enfant. J’avais cette sensation qu’on m’avait extrait de mon habituel cocoon, celui que j’avais toujours connus qu’était la solitude, l’indépendance pour me donner a connaitre d’autre chose qui m’était inconnus. J’étais heureux d’avoir ce toit, d’avoir cette famille qui m’avait manqué même si c’était abstrait. Je n’en ai pas réellement souffert peut-être parce que la conception même m’était étrangère. Je sais que ce n’est pas aisé a comprendre pour tout le monde, tous les maux ne venaient que maintenant. Lorsque le venin apparaissait parfois je me reconnaissais pas, mais j’avais conscience grace a mes proches que c’était pour une renaissance, ensemble. Je ne voulais pas qu’elle regrette de m’avoir mit au monde et quand elle l’avait formulé, ça m’avait donné envie de mourir pour exaucer son souhait.

Je me tenais contre elle et j’aimais beaucoup sincèrement, je me nichais là dans le creux de ses bras tout en continuer de caresser sa peau laiteuse. Elle me demande si on était ensemble ou pas les traits de son visage au air d’incompréhension. Pour moi on l’était mais je ne force pas les choses. C’est ça que je voulais exprimer. J’ai une vision qui n’est surement pas la bonne des relations humaines à ce stade.  comment lui expliquer ce que je ressentais. Je ressens des choses aux côtés de Mai. Pas parce que c’est une jolie fille et au delà de sexuellement parlant je veux dire. C’était à la fois étrange de parler de ça car je n’en parlais pas franchement. On s’entendait bien et elle m’aidait aussi. J’espère l’avoir aidé aussi. Je ressentais qu’elle me comprenait sans me juger et je me sentais proche d’elle avoir besoin de l’être. Son âge, sa distance, ça n’avait pas d’effet douloureux sur moi. ça pouvait paraitre bizarre, mais je considérais que la distance le fait qu’elle soit loin c’était parce qu’elle en avait besoin et je considérais moi-même en avoir besoin.  on m’abime pas comme ça, du moins pas pour l’instant. Je la cherche pas, comme elle me cherche pas non plus  mais elle sait que si elle avait besoin, elle aurait pu m’appeler.


j’ai regarder son sourire et sa main qui se glissait dans mes cheveux et ça faisait vraiment du bien qu’elle sourit comme ça simplement. Elle me dit qu’ils ne savaient pas non plus mais qu’ils essayaient.  Oui je sais  j’étais content qu’ils le fassent, ils auraient pu être indifférent et pourtant ils ne l’était pas.  tu as toujours l’impression qu’il s’échappe aussi.  j’ai ris un peu parce que c’était vrai, dans ses mots parfois j’avais l’impression qu’elle le voyait comme une petite souris qui prenait la fuite pourtant dans mon esprit c’était plutôt elle qui cherchait a s’isoler soit dans son studio ou dans un endroit ou on était pas.  comment ça se fait que tu penses ça ? elle avait peut-être peur de l’abandon encore. Je l’ai regardé encore et elle disait qu’elle était fier de nous tous pour avoir été si courageux. J’avais pas l’impression de l’avoir été je sais pas.. je me sens pas courageux j’ai juste vécu comme il était possible de le faire. J’ai continuer de la serrer contre mon corps en lui faisant un bisous sur sa joue. Félicitation pour votre mariage.
  
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Dim 20 Nov - 16:56

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.


J'étais un peu étonnée, agréablement transportée par le moment qu'on partageait sans déchirure. Nous nous comprenions sans acidité, sans regard disloqué. Il n'y avait que le calme environnant pour nous tenir compagnie et c'était apaisant. Les douleurs du passé étaient à leur place, elles ne m'empoisonnaient pas l'esprit de doutes. Je cherchais simplement à comprendre ce que je n'avais pas compris la première fois, savoir où se situait mon erreur. La vérité absolue ne m'a jamais appartenu et cette liberté dont Bérix émane compliquait parfois mes perceptions. Peut-être qu'il était plus mature que je ne le pensais et que mes peurs quant à elles étaient démesurées. Je ne ressentais aucune difficulté à avouer mes fautes tant que je savais pourquoi et j'étais heureuse qu'il prenne le temps de me dire que lui-même était un peu perdu. Cela expliquait sans doute le fait qu'elle ne soit pas restée sur la durée. Peut-être que l'abstraction n'était pas la meilleure solution pour établir une relation mais encore là, Bérix n'envisageait peut-être pas d'aller jusque là. Profiter de l'instant semblait être une grande partie de sa philosophie et je ne trouvais pas que cela était mal. Au contraire, cela pouvait clarifiait beaucoup de choses bien que je ne sois pas certaine que ça corresponde à tout.

Cette fois, je ne m'éloignais plus et je ne coupais pas notre étreinte. J'avais envie de le garder contre moi, tout en discutant avec lui. Je lui ai franchement demandé s'ils étaient ensemble ou pas. Alors quand il m'a donné sa réponse, je l'ai écouté avec une attention toute particulière. Ils ne semblaient pas avoir défini quoi que ce soit et dans ce que j'entendais, il y avait beaucoup de liberté. J'ai hoché la tête pour lui dire que je comprenais. Je comprends mieux. Tout ce que j'ai raconté a dû te paraître stupide du coup. J'ai ri un peu car je m'étais fait des plans sur la comète alors qu'en vérité, c'était bien plus simple. Cela faisait partie de mes traits de personnalité, surtout lorsqu'il s'agit de mes enfants. Tout est amplifié. Je pensais qu'elle te faisait de la peine en te laissant comme ça mais je sens bien que ce n'est pas le cas et ça me rassure. Je lui ai souris en espérant qu'il voit la sincérité à l'intérieur. Puis j'ai continué à caresser ses cheveux, doucement.

La conversation s'est tournée vers nous. Vers notre famille. Bérix me faisait savoir qu'il avait conscience de nos tentatives et c'était une bonne chose car il est vrai que niveau démonstration, nous n'étions pas vraiment doués non plus. Lorsqu'il a souligné le fait que j'avais toujours peur qu'il s'échappe, j'ai regardé ailleurs comme pour oublier un peu la chose. Mais il m'a demandé comment cela se faisait-il. J'ai haussé les épaules avec un air assez incertain. C'est comme ça depuis des années. Puis c'est arrivé assez souvent alors oui, ça m'effraie parce que ça me fait de la peine quand ça se passe. Que ce soit couper court à quelque chose d'important ou simplement passer une porte. J'ai toujours la sensation qu'on m'arrache un petit bout de mon muscle moteur dans ce genre de situation. Il y a quelque chose de profondément triste dans le fait d'être celui qui reste planté là. J'ai un peu secoué la tête pour effacer ces pensées de ma tête pour lui dire que j'étais fière d'eux.

Il n'avait pas la sensation d'être courageux. Il ne s'en rendait pas compte. Je l'ai regardé tendrement en espérant qu'il me croit. Tu l'es pourtant. Ce n'est pas simple de rester ici et de faire marcher les choses après avoir passé autant de temps seul. Je savais bien ce que cela pouvait faire. Parfois cette effusion de groupe était difficile pour ceux qui ont grandi par leurs propres moyens. Souvent, je me suis sentie à l'écart à cause de cela. Mais tu as le droit. C'est en train de se passer et ça t'appartient tout autant qu'à nous. Peut-être qu'il fallait du temps pour qu'il l'assimile. Mais c'était un fait. Il m'a fait un bisou sur la joue pour me féliciter du mariage et mon sourire a rapidement pris le dessus. Sans doute que mes prunelles scintillaient un peu plus aussi. Merci, même si c'est plus une histoire de papier qu'autre chose. L'acte nous a fait du bien.

_________________
ravage  ♒︎Tandis que les crachats rouges de la mitraille sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, croulent les bataillons en masse dans le feu  
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Dim 20 Nov - 18:10

 

toujours, jamais.



Naufrage ô doux naufrage, le corps présent mais l’essence absente, d’un navire qui coule avec lenteur. C’était cette impression qui s’attachait au creux de mes doigts et qui ne ce délester pas facilement. Mon oeil brillant c’était perdu à la recherche d’une lumière sans jamais réellement la trouvé. Enfant de l’ombre je m’étais habituer à la noirceur des coronaires. C’est sans doute pour cette raison que ce qui me touché le plus était d’écrire avec cette lumière avec cette ombre.

J’avais cette sensation névralgique de me débattre sans arrêt contre moi-même et le monde. Ne voulant pas me mouler dans l’espérence, j’essayais de construire un empire de poussière dont je posséderais le souffle.

Ce qui m’avait séduit en Mai, était difficile à décrire. La simplicité sincère des instants présent n’est-ce pas un ancrage suffisant aux yeux des gens ? Je ne comprenais pas. Pour moi, il était essentiel. Peut-être mes accrocs aux coeurs ne me permettaient pas d’établir de beau sonnet qui aurait fait retentir les pupilles mais pour moi, c’était un sommet à gravir qui nourrisaient de magnifique horizon.

Les caravanes du chaos poursuivaient déjà assez ma pensées lorsque je me sentais opaque, opaque d’une tendresse, opaque à l’humanité alors j’étais troublé. Je n’étais pas ce béton. J’avais des sentiments éparpillé dans mes fortifications et je pensais que Mai parlait le même language usé. Je pensais pas au mariage si c'est pourquoi tu t'inquiétais. Je laissais les choses ce faire ou ne pas ce faire. maman avait un peu catalogué Mai et peut-être qu'elle avait eu raison, je n'en ai aucune idée, peut-être qu'elle a vu des choses qui l'ont effrayé je ne sais pas trop. Faut pas t'en faire elle m'a pas fait de mal je n'avais pas de repoche à lui faire du moins je m'étais pas senti de lui en faire.

Je continuais une étreinte et des douceurs qui semblaient être oublier, qui semblaient réapparaitre à l'aurore d'un nouveau jour, d'une nouvelle entante et qui me faisait beaucoup de bien, j'espérais au coin de mon cerveau que ça lui fasse du bien.

Mon père je le trouvais pas absent comparer à ce que j'avais pu le sentir mais sans doute parce qu'elle le voulait auprès d'elle. C'est avec toi qu'il veut être, il veut pas s'échapper je l'ai dis d'un ton certain car c'est ce que je pensais, si mon père s'était s'échapper c'était de son absence, de la douleur.

Je l'écoutais et je n'étais plus certain de ce que ça signifiait être courageux, peut-être que oui, peut-être que non mais si c'était le cas nous l'étions tous. Toi aussi alors ai-je dit sincèrement. Je me sentais pas spectaculaire. Oui c'est gentil, je me sens bien dans tes bras. je me doutais bien que le mariage pour eux n'était qu'une formalité étant donné qu'il l'était déjà dans leurs coeurs mais ça semblait leurs faire du bien et j'aimais beaucoup celà, j'étais heureux d'être le fils de deux personnes qui s'aiment. C'est une belle chose

  

_________________
ravage  ♒︎Tandis que les crachats rouges de la mitraille sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, croulent les bataillons en masse dans le feu  
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Lun 21 Nov - 19:01

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.



Chaque pensée humaine est différente et unique dans ses particularités. Chaque pensée humaine s'égare en quête de compréhension, de pensées similaires ou même de nouvelles révélations. C'est tout l'intérêt des rencontres. Le sens qu'elles obtiennent avec le temps prend une teinte particulière et c'est cette teinte particulière qui nous permet de différencier l'amour à l'amitié. L'attirance au dégoût. La sérénité à la haine. Pour connaître cette teinte si précieuse qui peint une relation, il faut des mots, des actes, une raison précise à la raison de cette couleur. Sinon les différences n'existent pas. Le silence ne peut pas éclairer deux personnes l'une en face de l'autre car l'imagination n'est pas un fait concret. C'est la communication qui est la clé. Si j'étais tombée amoureuse de Valko, c'est parce que nos solitudes se sont unies pour créer un ensemble. Il a fait naître des mots au creux de ma voix alors que je m'étais condamnée au mutisme et c'est ce qui le rendait si différent des autres. Je tentais réellement de comprendre ces configurations hasardeuses mais la vérité, c'est que j'en suis totalement incapable. J'ai trop visité le néant pour affirmer que l'on peut bâtir quelque chose sans formuler ou agir. Plus d'une dizaine d'années de ma vie se sont envolées lorsque j'ai agi de cette manière. Et si le mutisme revenait m'embrasser, ce n'était que par mauvaise habitude.

Bérix n'avait pas de peine. C'est tout ce qui m'importait. Si nos visions étaient différentes, je pouvais me rassurer de savoir qu'aucune blessure n'avait été commise. Sa réflexion sur le mariage m'avait fait sourire. Je n'avais jamais pensé au mariage. Le concept même du mariage m'était trop abstrait pour que j'y pense moi-même naturellement alors pour mon fils... Il ajoutait qu'il avait laissé les choses se faire ou ne pas se faire. J'allais répondre qu'elles ne semblaient pas s'être faites mais j'ai rattrapé mes mots car ils n'étaient d'aucune aide. Je réfléchissais en le regardant insister sur le fait qu'elle ne lui avait pas fait de mal tout en continuant à profiter de notre proximité. D'accord, je te crois alors. Lui faire confiance était certainement la meilleure chose à faire. Le reste ne me regardait pas.

L'abandon est arrivé sur le tapis, comme un sujet récalcitrant auquel je ne parvenais pas vraiment à échapper. Je lui disais la vérité comme lui avait bien voulu me dire la sienne. Et je sais que sa réponse fut sincère. Mais il était difficile d'en avoir la certitude parfois. Du moins, j'éprouvais toujours certaines difficultés pour des raisons qui me dépassaient complètement. Cela dit, je savais qu'il avait fait beaucoup d'efforts. Que Bérix en faisait, que l'on en faisant tous pour reconstituer notre famille et c'est bien pour cela que je ressentais une certaine fierté. Sûrement, oui. Enfin je suppose que c'est parce que je ne suis pas dans sa tête et qu'il n'est pas dans la mienne. Parfois on rate des choses qui nous paraissent évidentes mais qui ne le sont pas pour l'autre. J'ai haussé les épaules en me disant que c'était sûrement des choses qui arrivaient à tous les couples. Mais je l'aime et je sais qu'il m'aime aussi.

Oui, ça, j'en étais sûre. Bérix disait que nous étions tous courageux et j'ai souri en hochant la tête. Nous l'étions tous, c'est vrai. Je n'aurais jamais pensé qu'on puisse parvenir à faire autant de chemin. Parfois, cela me sautait aux yeux. J'aime bien quand tu es dedans aussi. Ça m'avait manqué. Il disait que notre mariage était une belle chose et c'est vrai que ça l'était mais surtout, ce mariage avait du sens. Je n'aurais jamais pu me marier sans que ça ne représente quelque chose de réel et de sûr. Oui, je suis contente d'être sa femme. Ça représente beaucoup pour moi. Il avait fallu des années mais toutes ces années en question m'ont permis d'être certaine de vouloir me marier. J'étais heureuse d'avoir ma famille au complet. De pouvoir dire clairement que j'en avais une. C'était quelque chose d'inestimable pour moi et j'aurais aimé que Bérix puisse sentir cela.

_________________
ravage  ♒︎Tandis que les crachats rouges de la mitraille sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, croulent les bataillons en masse dans le feu  
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Lun 21 Nov - 19:12

toujours, jamais.



J’aimerais être un petit garçon parfait, qu’elle aime et qu’elle chérie plus que tout au monde. Mais est-ce seulement possible d’être la perfection ? non ce ne l’était pas. Il fallait que je m’otte de la tête de devenir parfait car c’était loin d’être moi. J’étais heureux finalement qu’on surmonte ses épreuves ensemble. Qu’elle découvre aussi mes mauvais cotés et que je découvre également les siens même si ils étaient douloureux l’un comme pour l’autre.  Je ne le suis pas. Je sens mon usure démesuré alors que la jeunesse est au bout de mes doigts. Je me sentais amputer étrangement.

Elle me croyait et c’était tout ce qui m’importait, qu’elle comprenne qu’il n’y avait pas de mal. Je n’en voulais a personne , juste à moi-même. Je me considérais comme l’unique coupable de mes troubles. Unique monstre de mes cauchemars et il s’avérait que j’en étais le pire acteur et le plus critique des spectateur.  Merci lui ai-je dis avec sincérité continuant mon acte de tendresse. Au fond même si je ne l’avais pas crier de façon aussi forte que mes blessures verbale. Son avis compte. Elle est ma mère, la femme duquel je suis sorti et son avis compte.

L’abandon était douloureux pour ma mère, pour mon père aussi en fait il ne l’était pas pour qui ? j’imagine que c’était tous simplement parce qu’il tenait l’un a l’autre mais je savais que mon père ne voulait pas fuir, il aimait être a nos cotés et surtout au sien. Il n’était redevenu qu’aux miens uniquement car ma mère était présente.Oui faut  pas t'en faire il s'en ira pas  Il avait du mal avec moi et j’en étais conscient. Quand nous étions en pologne il s’abstenait énormément et je passais mon temps avec Balthazar. Elle ne devait pas se rendre compte et peut-être qu’elle se rendrait compte qu’elle n’a pas a s’en faire pour des maux tel que ceux là.

J’imagine que s’il s’était marié c’était simplement qu’il croyait l’un en l’autre. Je peux y rester si tu veux. Si ça lui avait manqué moi aussi ça m’avait manquer seulement je connaissais ses difficultés physique et je voulais pas lui donné du mal alors pareil si ça se faisait ça se faisait si ça se faisait pas, c’était compréhensible. Oui je sais, ça représente beaucoup pour tous les deux et puis pour nous aussi. Vladix aussi maintenant. J’ai rigolé parce que ça pouvait être stupide de penser comme ça mais j’aimais l’idée et ça enlevé des maux passé qui pensait qu’elle ne nous aimait plus.

_________________
ravage  ♒︎Tandis que les crachats rouges de la mitraille sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, croulent les bataillons en masse dans le feu  
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Mer 23 Nov - 19:15

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.



Avec le recul, je pouvais m'apercevoir de la chance que j'avais de le tenir dans mes bras. Cela aurait pu nous échapper. En vérité, tout s'était joué sur quelques minutes. Sur la décision d'une personne. Sur sa réaction, sur celle de son père. Lorsqu'on vit dans l'instant, on ne se rend pas bien compte de la valeur de ce qui se présente à nous. Nos disputes valent plus que le silence. Nos incompréhensions valent plus que notre ignorance. J'avais la chance de pouvoir connaître mes enfants, de les découvrir et de vivre avec eux un nouveau départ. À cet instant, je saisissais toute la beauté de ce que ça signifiait et cette conversation tranquille me faisait un bien fou. Certes, mes craintes étaient toujours là, quelque part. Car je voulais qu'il soit heureux, épanoui aussi et je n'étais pas certaine que ce soit le cas. Ma présence semblait bancale et difficile à amadouer. En vérité, elle ne l'était pas. Mes convictions sont solides et je n'ai nulle part d'autre où aller. Je ne voudrais être nulle part ailleurs qu'ici, entourée des gens que j'aime le plus au monde.

Je ne savais pas réellement ce qui pouvait se tramer à l'intérieur de son esprit mais je pouvais tenter de l'alléger avec des morceaux de tendresse et de l'amour. Bâtir un endroit qui ne serait que chaleur et repos, je pense pouvoir en être capable. Il me remerciait et je secouais la tête pour lui faire comprendre que ce n'était pas nécessaire. Mes doigts dans ses cheveux continuaient leur chemin avec lenteur parce que c'était un beau moment et que je ne voulais pas en perdre une miette.

L'abandon était une hantise personnelle, quelque chose d'amplifié qui pouvait me faire beaucoup de mal. Bérix tentait de me rassurer par rapport à cela, m'expliquant que son père ne voulait pas partir et qu'il ne le fera pas. J'ai souri, attendrie par sa façon de vouloir me préserver de toutes difficultés. Toi aussi, il faut que tu restes encore un peu. On a besoin de toi. Ton père aussi. Je savais qu'ils avaient quelques difficultés pour des raisons qui leur étaient propres mais j'avais envie de leur faire confiance. Valko aime nos enfants, énormément. Je sais qu'il pourrait mourir pour eux s'il le fallait mais la communication avec Bérix semblait parfois compliquée. Car il s'en voulait, tout simplement.

Je me suis laissée rire lorsqu'il m'a dit qu'il pouvait rester dans mes bras et puis j'ai embrassé sa tempe en le câlinant un peu plus fort. Si je devais m'écouter, tu y resterais trop longtemps pour que tu puisses apprécier constamment. C'est dans ces moments-là que j'arrivais à me sentir mère. En ressentant mon besoin de leur offrir mon affection sans limites. Je lui ai avoué que le mariage était important pour moi et il m'a dit que ça l'était aussi pour eux, en soulignant notre nom de famille commun. Salomé Vladix, oui. Ça sonne pas trop étrange, ça te convient ? Mon ton était amusé mais une part de moi était sérieuse. Je me souviens que la première fois que j'avais lu son nom, j'avais été surprise par son originalité.

Après sa réponse, j'ai continué à faire des bisous à son visage avant de le chatouiller un peu pour l'entendre rire. Et sinon tu as toujours envie de ce tatouage ? Je l'espérais car j'aimais bien l'idée de laisser de l'encre sur sa peau.  

_________________
ravage  ♒︎Tandis que les crachats rouges de la mitraille sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, croulent les bataillons en masse dans le feu  
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Mer 23 Nov - 19:55



toujours, jamais.



Maladroit, être peu adroit. Créant des léger cycles étourdit. Ça aurait pu me correspondre avec la relation avec ma mère. Je me considérais comme tel. Je ne pouvais pas me venter de lire pleinement en elle. Ça serait mentir. Je ne pouvais pas. J’aurai bien aimé ceci dit car elle comptait car elle est. Parfois énigmatique, elle est mon interrogation depuis l’enfance. J’aurai aimé connaitre la même langue qu’elle pour me rapprocher d’elle, de plus en plus mais j’évoluais avec elle et ça me consolait de cette maladresse. Je me disais que ça traduisait une beauté que je ressentais. Je la trouvais magnifique et notre étreinte s’enregistrait dans ma mémoire, elle cicatrisait les cries.  J’aimais le chemin qu’elle prenait dans mes chemins, son odeur qui me transportait dans un pays calme. C’était égoïste d’aimer ? Je ne savais pas mais je profitais de ses caresses en les chérissant à l’intérieur de mes os. Je ne connaissais pas son visage, je ne connaissais pas ses traits et désormais je les avais au bout des doigts.

Mon père était ce prodige en fuite enfant, je le savais car meme durant la mienne d’enfance, il l’avait été. Ne le voyant que par léger flash. Je pensais que j’allais mourir très jeune de cette ombre qui me mangeait que j’essayais de faire partir a coup de rayon de soleil imaginaire. La mort me semblait un repos, une sorte de sommeil profond, un plongeon qui aurait pu me dissoudre de cette lutte que j’avais entrepris avec la vie. C’est certainement pour ça que j’avais décidé d’être un ogre de la vie. Oui, c’est pour cette raison que lorsque je me suis réconcilié avec ma mère, il n’y avait que du soleil sur mon visage mais la réalité était que je n’arrivais pas à être ce petit homme d’or. Mon père m’avait dit que personne n’était lumineux éternellement, alors j’ai compris que j’avais beau capter les rayons du soleil je ne pourrais les réfléchir de façon continu. Je me suis consolé comme j’ai pu et tout ça disparaissait à l’intérieur de ses bras. Toutes mes peurs venaient se faner. Elle me parlait de rester. J’ai regardé son sourire, adoucie en lui disant simplement Je vais rester oui, je vais pas partir, ça me fait du bien aussi, d’avoir une famille.  je savais que c’était pas facile et qu’on avait des engueulades parfois mais au final c’est ici que je voulais être c’est pas toujours facile parce que j’ai pas envie de me disputer avec vous mais sinon j’aime beaucoup.


J’ai aimé ses lèvres sur mes temps qui glisse et qui laisse immiscé son odeur dans mon cou. Tu sais pas ça hein, on peut continuer comme ça et on verra bien.  c’était vrai elle pouvait continuer autant qu’elle voulait j’appréciais toujours autant. Je n’avais jamais été avancer dans ses choses. Pourtant je ne semblais pas avoir spécialement de soucis avec ce genre de contact du tout, j’étais plutôt facile et pourtant il n’y avait pas meilleur câlin que ceux de ma mère. Elle me demande si sa me convient et j’ai ris un peu parce que pour moi dans ma tête, elle s’appelait comme ça avant.  Quand j’étais petit je pensais que tu t’appelais déjà comme ça… oui ça me convient vraiment beaucoup.  VLLLAAADIX. DIX.  j’ai ris laissant mes paupières tomber dans les siennes jusqu’a ce qu’elle me chatouille énormément et mes rires se sont éclatés.

Je me suis mise à la chatouiller également, il n’y avait pas de quoi. Pourquoi elle pouvait et pas moi ? c’était injuste. Je me faisais la main sur son corps pour essayer de lui faire délivrer des jolies rire en aimant ses bisous et en lui faisant aussi. Je m’incrustais un peu plus dans ses bras, ma chair près de la sienne.

Elle me demandait pour mon tatouage, je trouvais qu’il me correspondait bien, correspondait bien a des périodes de ma vie et j’avais envie de l’avoir pour me rappeler. Me rappelait que l’obscure apportait la visibilité sur la lumière. Oui je le veux toujours quand tu voudras.  

  

_________________
ravage  ♒︎Tandis que les crachats rouges de la mitraille sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, croulent les bataillons en masse dans le feu  
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Jeu 24 Nov - 8:25

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.



C'est étrange de vivre ainsi. De laisser l'oxygène emplir mes poumons en me demandant à chaque fois pourquoi. J'ai l'impression d'avoir l'âme en morceaux, raccommodée jusqu'à son paroxysme par des centaines de points de suture. Rembourrée de feuilles mortes pour ne pas paraître trop mal en point. Comme Sally Stitches.

C'est sans doute insultant de penser ainsi. Considérer sa propre existence comme inutile, se juger comme un gaspillage d'espace ambulant. Il est rare que je ne vois ma vie qu'autrement que comme un fardeau. Et pourtant je suis là, à serrer une autre vie dans mes bras, une vie qu'on a réussi à façonner Valko et moi. Ça me serrait toujours le cœur de prendre conscience que tout ceci était fragile, que dans son esprit cette douleur qui m'a traversé et me traverse encore trop souvent l'ait tourmenté lui aussi. Personne au monde ne devrait ressentir ce sentiment vomitif qu'est celui de ne pas avoir l'impression de mériter sa place.

Mon esprit n'était qu'une épaisse brume en ce moment dans laquelle ma vision disparaissait de plus en plus. Ils étaient les seuls à pouvoir la dissiper, les seuls avec qui je parvenais à oublier cette tristesse stupide qui me mange en prenant son temps. J'aurais tant aimé être quelqu'un d'autre, autre chose que cette satanée poupée de chiffon. Mais ce n'était pas le cas. Cette nouvelle grossesse me terrifiait pour différentes raisons. Elles étaient toutes mélangées et s'agglutinaient dans mon muscle moteur pour le tordre dans tous les sens. Peut-être qu'il ne s'agissait que de mes hormones. Peut-être que tout cela allait se dissiper. Mais la douleur restait la même, la peur constante que cet enfant déteste sa vie, qu'il la rejette. Se dire que nos enfants puissent penser une chose pareille est dévastateur. Du moins pour moi, ça l'est. Cette façade de froideur ne tenait pas la route. Mon corps n'avait plus rien de solide à présent. Et le tremblement, devenu presque habituel, de mes mains n'avait rien d'illusoire.

J'avais l'impression d'être un océan de larmes dans lequel un bébé était en train de grandir, un épais nuage noir qui n'attendait que de se déverser en litres d'eau sur la terre. Mon désir était de supprimer la colère, de l'étouffer jusqu'à ne plus l'entendre mais comment fait-on pour calmer une mer déchaînée ? Comment calme-t-on un maelström d'une telle amplitude ? Je rêvais de m'extirper de mon corps afin d'évacuer le moindre mal que j'aurais pu lui infliger avec ces sombres pensées mais ce n'était qu'un rêve. Il fallait que j'apprenne à me contrôler moi-même et c'était une des choses les plus difficiles au monde pour moi.

Le sourire de Bérix avait quelque chose de magique. Il avait quelque chose de salvateur et marchait mieux que n'importe quel médicament. J'aurais souhaité qu'il se rende compte de ce qu'il parvenait à nous offrir rien que par sa présence. Cette étreinte que l'on était en train de partager rendait mes pensées corrosives presque ridicules. Ce qu'il disait était plus efficace que mes points de suture maladroits car c'est un sourire qui remplace la fadeur de mon visage à présent. À moi aussi, ça me fait du bien. Ce n'est pas facile parce que c'est la première fois que ça nous arrive, on doit encore apprendre. On peut le faire tous ensemble.

Mes lèvres se sont échouées sur ses tempes alors que je continuais à le serrer contre moi. J'ai entendu mon rire percer le silence à sa réponse désinvolte. D'accord, on verra bien alors. Je lui ai ensuite demandé s'il aimait l'association de mon prénom avec le nom de famille de son père et son aveu m'a attendri. Sur le coup, je n'avais pas vu les choses ainsi. Je me suis mise à le chatouiller pour pouvoir l'entendre rire, préférant ce son à ses silences imposants. Il avait un joli rire. Et j'aurais aimé pouvoir l'entendre tous les jours.

Malheureusement pour moi, il a décidé de suivre mon exemple pour me chatouiller à son tour. Mes baisers sur son visage se sont brouillés pour laisser place à des rires. Et toute cette peine au creux de mon ventre contracté s'envolait trop loin de nous pour nous affecter. J'ai capturé ses mains en reprenant mon souffle un peu moins performant ces derniers jours puis je lui ai parlé de ce tatouage. J'avais envie de le faire maintenant. Je me suis levée d'un bond puis j'ai pris sa main pour qu'il se lève à son tour. J'ai envie de te le faire maintenant. J'ai fini par l'entraîner à la porte que son père avait mise pour qu'on puisse se rendre à Helsinki directement. Toutes mes affaires étaient là-bas.

Je me suis dissipée quelques instants et je suis revenue avec tout le matériel nécessaire. Je ne me souviens plus de la phrase exacte que tu voulais. Tu peux m'en parler un peu plus ? Pourquoi tu as choisi celle-ci et pas une autre ? En restant attentive et en attendant sa réponse, j'ai commencé à installer tout ce qu'il fallait pour qu'on puisse faire ça tranquillement.

_________________
ravage  ♒︎Tandis que les crachats rouges de la mitraille sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, croulent les bataillons en masse dans le feu  
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Ven 25 Nov - 6:05

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.



Le rire avait toujours un effet immédiat sur la tristesse. Il absorbe toutes les larmes, les transforme en vapeur pour qu'elles deviennent nuages voyageurs. J'adorais rire, profondément. Mais je ne riais pas facilement. Lorsque la souffrance m'enlace, il est dur pour moi de quitter ses bras. L'écho des rires de mon garçon se faufile dans mon histoire, il sillonne les rivières maussades pour colorer mon intérieur avec un arc-en-ciel inattendu. La douceur pastel et mélancolique finit par devenir de plus en plus vivante. Et lorsque ses mains ont glissé pour me chatouiller à son tour, j'ai presque senti l'éclat de ces couleurs jaillir en moi, faisant fleurir des rires similaires aux siens à l'orée de ma bouche. Ce n'était pas grand chose pour beaucoup. C'était tout un nouveau jour pour moi, un nouveau départ sur notre relation de mère à enfant.

Après les chatouilles, je l'ai interrogé à propos du tatouage dont il m'avait parlé. Puis je lui ai fais part de mon envie de le tatouer tout de suite. Il ne s'est pas montré contre. Au contraire, il m'a suivi tranquillement jusqu'à notre maison à Helsinki. J'ai été cherché le matériel en faisant attention à ne rien laisser tomber puis je l'ai écouté me décrire ce que cette phrase signifiait pour lui. Il s'exprimait amplement, avec les détails qui l'ont poussé à prendre cette décision et je ne pouvais que sourire en l'écoutant me décrire tout cela. C'est quelque chose que je fais pratiquement à chaque séance de tatouage. Connaître les raisons pour lesquelles ils veulent ce dessin ou cette phrase précisément. J'adore découvrir les histoires des autres, comprendre le symbolisme de leur choix aussi. C'est une des choses que j'aime le plus dans le métier que j'exerce actuellement. Ce partage autant artistique qu'intellectuel, ça me faisait un bien fou aussi futile que ça puisse paraître. Je m'en sentais toujours profondément nourrie à chaque fois.

C'était aussi une manière à moi d'être plus proche des gens. Cette asociabilité qui me caractérisait habituellement n'avait pas sa place dans mon salon. Il me parlait d'un livre écrit par un homme avec une vision et je l'écoutais me proposer la sienne en évoquant à quoi cela lui faisait penser. Il avait évoqué ses photographies, notre famille ainsi que son père. Je trouve que c'est une excellente chose aussi. Ton tatouage à plein de sens, ça me plaît beaucoup. J'étais sincère. Je n'avais rien contre les tatouages insensés mais même ceux-ci finissaient par avoir du sens des années plus tard. Que ce soit pour nous rappeler un moment partagé avec un ami ou même un simple coup de tête. C'est le passage à l'acte qui me fascinait plus que tout autre chose. Cette petite dose d'adrénaline inattendue qui nous offre la sensation d'être vivant.

J'ai pris de quoi écrire avant de mettre sur papier cette fameuse phrase latine. J'avais moi-même une opinion sur la signification de ce qu'il avait décidé de se faire tatouer mais ça se rapprochait fortement de ce qu'il venait de m'expliquer. L'ombre et la lumière seront toujours deux entités universelles. Cela pouvait avoir du sens pour n'importe quelle âme, un sens unique et semblable à la fois. Ça m'a fait plaisir que tu parles de ton père. C'est une des choses que j'aime le plus dans les messages qu'il veut faire passer. Deep Shadows and Brilliant Highlights, c'est un des meilleurs albums qu'il a écrit à mon avis. Je pense que ça lui plairait que tu lui parles de tout ça. C'est quelque chose que vous avez en commun, j'ai bien l'impression.

En écrivant ma phrase, je n'ai pas contrôlé mon écriture. Je l'ai simplement écrite comme je le sentais sur le moment. Comme je lui avais déjà dit, mon écriture n'avait rien de glorieux. Elle était souvent rapide et pouvait vite prendre des airs antiques. Je lui ai tendu la feuille en souriant. Je suis contente que tu partages quelque chose d'aussi personnel avec moi. Ce qu'il avait dit m'avait profondément touché, même si je restais toujours assez pudique sur ce que ça pouvait provoquer. J'avais peur de t'avoir abîmé trop fort, que tu aies perdu cet espoir que tu m'as donné lorsqu'on s'est rencontrés mais tu viens de me prouver le contraire. Peu importe s'il parlait beaucoup, je préférais qu'il parle trop que pas assez. Je l'ai regardé en attendant son avis sur l'écriture qui allait bientôt être tatouée sur son bras. Comme toujours à chaque fois que je tatouais, j'ai enlevé mes chaussures et mes chaussettes pour être pieds nus et j'ai été me désinfecté les mains avant d'enfiler une paire de gants.

_________________
ravage  ♒︎Tandis que les crachats rouges de la mitraille sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, croulent les bataillons en masse dans le feu  
Revenir en haut Aller en bas

berix vladix

avatar

MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   Ven 25 Nov - 17:51

Salomé Vladix a écrit:
toujours, jamais.



Le tatouage était un art particulier et pourtant, c'est celui qui me correspondait le plus peut-être. Cet univers développe en moi un sentiment d'apaisement indescriptible. C'est en partie pour ça que j'ai tendance à me cacher au studio lorsque mes sentiments s'embrouillent un peu trop fort. L'air de rien, ça me permet de faire le point. De calmer les tensions violentes qui peuvent m'assaillir sans que personne ne dise un mot. Aussi, ce rapport à la douleur pour avoir quelque chose dont on est fier à la fin me parle bien plus que n'importe quelle autre philosophie. Le sang qui se mélange au noir, la patience dont il faut être capable de faire preuve et l'endurance dans les cas les plus extrêmes. Je ne sais pas pourquoi le tatouage s'est remis à hurler mon prénom mais ce dont je suis sûre, c'est que je me sens à l'aise dans ce milieu. Qu'il m'inspire au quotidien et que j'en ai besoin. Mon salon était une des rares choses dont j'étais fière à mon sujet. Et que Bérix décide de me faire confiance pour marquer sa peau, c'était pour moi un privilège.

J'avais senti dans ces propos qu'il était sûr de son acte et qu'il ne le regretterait pas quelques années plus tard. C'était quelque chose d'important car je n'avais pas envie que le premier tatouage que j'allais lui faire n'ait aucun sens. Égoïstement, je voulais que ça ait de la valeur à ses yeux et il n'aurait pas pu mieux m'en parler qu'à l'instant où il a commencé ses explications. Il a mis de la musique avec son téléphone alors que je venais de brancher la machine et que je préparais l'aiguille en la sortant de son sachet de stérilisation. Il m'a dit que ce n'était pas son père pour rien en riant et j'ai haussé les sourcils en souriant. Heureusement, oui. On t'a pas oupsé pour rien non plus. J'ai levé les yeux au ciel en riant à mon tour. Puis j'ai installé l'aiguille sur le dermographe et j'ai préparé l'encre noire. T'as des soucis avec lui, Bérix ? C'était une question que je me posais depuis un moment, notamment à cause de Saul et de la conversation qu'on a eu avant et pendant la rencontre avec Ksenia.

Après avoir écrit la phrase qu'il désirait, je lui ai tendu la feuille pour qu'il me donne son verdict. Je lui ai avoué ma crainte de l'avoir assombri, d'avoir entaché cette vision de la vie qu'il semblait avoir quand je l'ai rencontré et à nouveau, il m'a rassuré en me disant que nous étions tous responsables de nous-même et qu'il n'était pas un bisounours. J'ai ri franchement à ce qu'il venait de dire. Si t'en étais un, tu serais lequel ? Je l'ai regardé en patientant, l'écriture semblait lui plaire alors j'ai repris la feuille et je l'ai imprimé avec l'imprimante stencil pour pouvoir décalquer l'exacte calligraphie sur sa peau. Je suis revenue avec la feuille adéquate et je me suis installée de façon à être à l'aise puis j'ai désinfecté sa peau avec un spray.

Il fallait ensuite que je marque mes repères avec le feutre puis j'ai posé le stencil sur sa peau avant de le décalquer en vaporisant de l'alcool dessus. J'ai un peu frotté pour que l'encre s'incruste et j'ai retiré le papier. Là, ça te plaît ?  

_________________
ravage  ♒︎Tandis que les crachats rouges de la mitraille sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, croulent les bataillons en masse dans le feu  
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Bloodflowers (Bérix)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Bloodflowers (Bérix)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
TEST :: NORTH-